Les maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, ne se soignent pas « naturellement ». Aucune plante et aucun complément alimentaire n'est autorisé à revendiquer un effet sur ces maladies. Leur prise en charge repose sur un diagnostic et un suivi médical.
Il existe en revanche des repères utiles pour les personnes concernées et pour leurs proches : reconnaître les premiers signes, savoir qui consulter, connaître les facteurs de risque sur lesquels on peut agir, et trouver de l'aide quand on accompagne un proche malade.
Qu'est-ce qu'une maladie neurodégénérative ?
Une maladie neurodégénérative se caractérise par la destruction progressive de certains neurones, les cellules nerveuses du cerveau. Les symptômes apparaissent et s'aggravent lentement, souvent sur de nombreuses années. Les deux maladies les plus connues sont la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson.
- La maladie d'Alzheimer résulte d'une lente dégénérescence des neurones, qui débute le plus souvent dans l'hippocampe, une structure du cerveau essentielle pour la mémoire. Selon l'Inserm, elle touche entre 1 et 1,2 million de personnes en France, avec 225 000 nouveaux cas chaque année.
- La maladie de Parkinson est due à la destruction de certains neurones et à l'accumulation de protéines toxiques pour les cellules nerveuses. Environ 167 000 personnes étaient traitées en France en 2015, et 26 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
La sclérose en plaques fait aussi partie des maladies neurodégénératives prises en compte par les dispositifs d'aide aux proches.
Quels signes doivent alerter ?
Les premiers signes sont souvent discrets et s'installent progressivement. Ce qui doit faire consulter, c'est leur persistance pendant plusieurs mois et leur retentissement sur la vie de tous les jours. La personne peut s'en rendre compte elle-même, ou c'est un proche qui s'en inquiète.
Pour la maladie d'Alzheimer, les premiers signes décrits par l'Inserm sont :
- des pertes de mémoire portant sur des faits récents ;
- des difficultés à planifier ou organiser les tâches du quotidien ;
- des problèmes d'orientation dans le temps ou dans l'espace ;
- plus rarement, des troubles du langage ou de la vision.
Pour la maladie de Parkinson, les signes caractéristiques sont un tremblement au repos, une lenteur des mouvements et une raideur des muscles. D'autres signes peuvent les accompagner : troubles du sommeil, perte de l'odorat, constipation, douleurs, dépression.
Le premier interlocuteur est le médecin traitant. Il fait une première évaluation, peut proposer des tests simples de mémoire et oriente si besoin vers un spécialiste ou une consultation mémoire. Des examens permettent aussi d'écarter d'autres causes.
Existe-t-il un traitement ?
Ces maladies ne se guérissent pas aujourd'hui, mais elles se prennent en charge. Selon l'Inserm, une prise en charge adaptée peut ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer. Pour la maladie de Parkinson, les médicaments soulagent les symptômes, sans empêcher la dégénérescence des neurones de progresser.
Quelques règles de prudence s'imposent :
- n'arrêtez et ne modifiez jamais un traitement sans l'avis du médecin ;
- méfiez-vous des promesses de guérison par des plantes, des régimes ou des cures : aucune n'est reconnue ;
- avant de prendre une plante ou un complément alimentaire, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, car certaines plantes peuvent interagir avec les médicaments.
Peut-on agir sur les facteurs de risque ?
L'âge reste le principal facteur de risque, et il ne se modifie pas. Mais plusieurs autres facteurs dépendent en partie de nos habitudes et de notre santé. Pour la maladie d'Alzheimer, l'Inserm en cite quatorze, et l'Organisation mondiale de la santé met en avant des facteurs proches pour l'ensemble des démences.
Parmi eux :
- la sédentarité et le manque d'activité physique ;
- le tabac et l'alcool en excès ;
- l'hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol, le diabète et l'obésité, à faire suivre par le médecin ;
- les pertes d'audition ou de vue ;
- la dépression et l'isolement social ;
- la pollution de l'air et les traumatismes crâniens.
À l'inverse, une activité stimulante, une vie sociale active et l'exercice physique semblent retarder l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer. Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, l'activité physique aide à améliorer la marche et l'équilibre.
Vous accompagnez un proche malade : où trouver de l'aide ?
Accompagner un proche atteint d'une maladie neurodégénérative est éprouvant. Des structures publiques existent pour informer, soulager et soutenir les aidants. Il ne faut pas hésiter à les solliciter tôt, avant l'épuisement.
Les plateformes d'accompagnement et de répit s'adressent notamment aux proches de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée, de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques. On en compte 220 en France. Elles proposent :
- des informations et conseils, gratuits ;
- des formations et des groupes d'échanges entre aidants ;
- des temps de répit, par exemple une aide à domicile pour permettre à l'aidant de souffler ;
- une aide pour trouver une structure adaptée, et des sorties ou des séjours.
Une participation financière peut être demandée pour certains services. Pour trouver la plateforme la plus proche, consultez l'annuaire du portail public pour-les-personnes-agees.gouv.fr, ou demandez à votre médecin traitant.
FAQ
Des oublis fréquents sont-ils forcément le signe d'une maladie d'Alzheimer ?
Non. D'autres causes peuvent provoquer des troubles de la mémoire, comme une dépression sévère, un mauvais fonctionnement de la thyroïde ou un manque de vitamine B12. C'est pourquoi il faut consulter pour faire le point.
La maladie d'Alzheimer se guérit-elle ?
Pas aujourd'hui. Mais selon l'Inserm, une prise en charge adaptée peut ralentir sa progression. D'où l'intérêt de consulter dès que des troubles durent et gênent le quotidien.
Des plantes peuvent-elles ralentir ces maladies ?
Aucune plante et aucun complément alimentaire n'est autorisé à revendiquer un effet sur ces maladies. Si vous souhaitez en prendre, parlez-en d'abord à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout si vous suivez un traitement.
Où trouver de l'aide quand on accompagne un proche ?
Les plateformes d'accompagnement et de répit informent et soutiennent les aidants. L'annuaire du portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr permet de trouver la plus proche.
Sources
- Inserm, « Alzheimer (maladie d') », dossier d'information, mis à jour en octobre 2025.
- Inserm, « Parkinson (maladie de) », dossier d'information, 2022.
- Assurance maladie (ameli.fr), « Symptômes et diagnostic de la maladie d'Alzheimer », mise à jour décembre 2025.
- Organisation mondiale de la santé, « Démence », aide-mémoire, 2026.
- Portail national pour les personnes âgées et leurs proches, « Les plateformes d'accompagnement et de répit », mise à jour janvier 2025.
Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.