Aucune plante ne permet de perdre du poids rapidement. En Europe, une seule fibre d'origine végétale, le glucomannane du konjac, peut être présentée comme contribuant à la perte de poids, et seulement dans des conditions précises, au sein d'un régime hypocalorique.

Perdre du poids durablement repose surtout sur l'alimentation, l'activité physique et, idéalement, l'accompagnement d'un professionnel de santé. Les régimes trop rapides, eux, se soldent le plus souvent par une reprise de poids. Voici les repères fiables, et ce que l'on peut vraiment attendre des plantes.

Comment savoir si l'on est en surpoids ?

L'Organisation mondiale de la santé utilise l'indice de masse corporelle (IMC). Il se calcule en divisant le poids, en kilos, par la taille, en mètres, multipliée par elle-même. C'est un premier repère simple, qui ne remplace pas l'avis de votre médecin.

  • Un IMC égal ou supérieur à 25 correspond au surpoids.
  • Un IMC égal ou supérieur à 30 correspond à l'obésité.

Par exemple, une personne de 70 kg qui mesure 1,65 m a un IMC d'environ 25,7 : 70 divisé par 1,65 multiplié par 1,65.

Selon l'OMS, le surpoids résulte d'un déséquilibre entre l'énergie apportée par l'alimentation et celle dépensée, mais aussi d'interactions complexes entre la génétique, le comportement alimentaire et l'environnement.

Pourquoi les régimes rapides échouent-ils ?

L'Anses a évalué quinze régimes amaigrissants. Leur effet parfois spectaculaire à court terme cache des risques pour la santé et, surtout, une reprise de poids très fréquente.

  • Reprise de poids : elle concerne 80 % des cas un an après le régime, et 95 % des cas dans les cinq ans.
  • Perte de muscle : quand on maigrit, environ 75 % du poids perdu est de la graisse et 25 % du muscle.
  • Déséquilibres : supprimer une catégorie d'aliments expose à des manques de minéraux, de vitamines ou de fibres, ou à des excès de protéines et de sel.
  • Autres effets : l'Anses décrit aussi des conséquences sur les os, les hormones, les reins et le comportement alimentaire.

Pour l'Anses, l'activité physique aide à préserver la masse musculaire, et le suivi par un professionnel de santé, médecin ou diététicien, est incontournable.

Que peuvent vraiment les plantes ?

Beaucoup de plantes et de compléments sont vendus pour maigrir. Le Centre national américain pour la santé complémentaire et intégrative (NCCIH) a fait le point : les extraits de thé vert, l'orange amère, des plantes chinoises, les oméga-3 ou le chitosan ont été étudiés, et aucun ne s'est montré efficace pour perdre du poids. Chacun peut en outre avoir des effets indésirables.

En Europe, une seule allégation de santé liée à la perte de poids concerne une fibre végétale : « Le glucomannane consommé dans le cadre d'un régime hypocalorique contribue à la perte de poids ». Elle ne peut être utilisée que dans des conditions strictes :

  • le produit doit contenir 1 g de glucomannane par portion ;
  • l'effet est obtenu avec 3 g par jour, en trois prises de 1 g ;
  • chaque prise se fait avec 1 à 2 verres d'eau, avant les repas ;
  • le tout dans le cadre d'un régime hypocalorique.

Un avertissement est obligatoire : il existe un risque de suffocation en cas de difficultés à avaler ou si le produit est pris avec trop peu de liquide. Soyez particulièrement prudent si vous avez du mal à avaler. Si un produit au konjac n'indique pas sa teneur en glucomannane, il ne peut pas revendiquer cet effet.

Quelles précautions avec les produits minceur ?

Les produits présentés comme « minceur » attirent, mais ils ne sont pas sans risque. Voici les principaux points de vigilance avant d'en acheter ou d'en prendre un.

  • Produits frelatés : aux États-Unis, l'agence du médicament (FDA) a découvert des produits minceur contenant des substances de médicaments soumis à prescription, non indiquées sur l'étiquette. Achetez auprès de vendeurs identifiés.
  • Effets indésirables : une plante n'est pas anodine parce qu'elle est naturelle. Signalez à votre médecin ou à votre pharmacien tout complément que vous prenez.
  • Muscles : maigrir fait aussi perdre du muscle, et l'activité physique aide à le préserver. Parlez-en à votre médecin avant tout régime.
  • Grossesse, allaitement, traitement en cours, maladie chronique : ne commencez ni régime ni complément sans avis médical.

Quels repères fiables au quotidien ?

Il n'existe pas de solution miracle, mais des habitudes simples, recommandées par l'OMS, qui aident à atteindre et garder un poids adapté. Elles ont aussi l'avantage d'être bonnes pour la santé en général.

  • Manger des fruits, des légumes et des céréales complètes au quotidien.
  • Limiter les boissons sucrées.
  • Bouger régulièrement : les recommandations internationales préconisent au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité modérée par semaine.
  • Dormir suffisamment et limiter le temps passé devant les écrans.

Si vous souhaitez perdre du poids, le plus sûr est d'en parler à votre médecin traitant. Il pourra évaluer votre situation et, si besoin, vous orienter vers un diététicien.

FAQ

Existe-t-il une plante qui fait maigrir ?

Non. Les plantes et compléments étudiés, comme les extraits de thé vert ou l'orange amère, ne se sont pas montrés efficaces. Seul le glucomannane du konjac peut revendiquer une contribution à la perte de poids en Europe, à 3 g par jour et dans le cadre d'un régime hypocalorique.

Comment calculer son IMC ?

Divisez votre poids en kilos par votre taille en mètres multipliée par elle-même. Un résultat égal ou supérieur à 25 correspond au surpoids, égal ou supérieur à 30 à l'obésité.

Pourquoi reprend-on du poids après un régime ?

Selon l'Anses, la reprise de poids concerne 80 % des cas un an après un régime et 95 % dans les cinq ans. L'activité physique et un suivi professionnel aident à stabiliser le poids.

Le konjac est-il sans risque ?

Il doit être pris avec beaucoup d'eau : il existe un risque de suffocation en cas de difficultés à avaler. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sources

  • Organisation mondiale de la santé, « Obésité et surpoids », aide-mémoire, décembre 2025.
  • Organisation mondiale de la santé, « Activité physique », aide-mémoire, juin 2024.
  • Anses, « L'illusion perdue des régimes amaigrissants », 2025, d'après le rapport « Évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d'amaigrissement », 2010.
  • National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH), « Weight Control », 2017.
  • Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

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